Low Roar – O

Bonjour a toi ami lecteur,

Aujourd’hui nous allons parler d’un album emprunt de délicatesse et de fragilité, O de Low Roar. Petite clarification le O est en fait le chiffre "0" pas la lettre – en fait l’album ne devait pas avoir de titre mais iTunes n’accepte pas d’album sans titre donc Low Roar a choisi de lui en donner un: "O".
O est le second album de Low Roar. J’avais d’ailleurs évoqué leur premier album ici.
Low Roar est le nom du projet de Ryan Karazija qui est parti de sa Californie natale pour s’installer en Islande ou il a composé, enregistré et produit ses deux albums. Certains artistes partent dans une cabane dans la foret, d’autres choisissent une solution plus radicale, comme changer de pays pour composer dans la tranquillité.
O, donc, s’inscrit dans la continuité du premier album avec des mélodies lentes et aériennes, portées par une instrumentation tout aussi éthérée. Mais l’album n’est pas pour autant dénué de réelles mélodies comme en témoignent les magnifiques chansons Easy Way Out et Nobody Loves Me Like You, deux morceaux subtilement catchy. Certains morceaux prennent des tournant presque épiques comme I’ll Keep Coming qui finit dans un enchevêtrement de sons. I’m Leaving rappelle très fortement Beach House dans les sonorités et la voix.

Cet album regorge de petits bijoux mais si les chansons sont réussies elles participent surtout a un ensemble cohérent que j’ai écouté en boucle toute la semaine et j’espère que cet album vous plaira autant qu’a moi.

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Aller pour la route une petite video de la magnifique chanson Easy Way Out

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Mark Daumail – Speed Of Light

Bonjour a toi ami lecteur,

Il y a un bon mois Mark Daumail a lance son premier album solo, Speed Of Light.
Si c’est son premier album solo, ce n’est pas son premier fait d’armes puisqu’il est l’une des moitiés du groupe Cocoon, dont j’avais longuement parlé ici.
Cocoon pour ceux qui ne connaissent pas (et je vous prie de corriger tout de suite ce manque de culture) est un duo qui a deja publié deux albums studio et un album Live. Le tout dans un style assez pop/folk qui laisse la part belle aux instruments acoustiques et aux voix des deux membres du duo.
Pour son album solo, Mark Daumail prends ses distances avec la folk pour se tourner vers un son un peu années 80: on y entend des synthés et des boites a rythme. Je ne vous cache pas que pour moi les années 80 sont des années perdues pour la musique (du moins en France) donc je peux comprendre votre appréhension. Mais n’ayez crainte, cet album est très bon, sinon je n’en parlerais pas.

Speed Of Light ouvre sur le très rythmique Monsters qui montre le ton en employant donc les synthés et les boites a rythmes, avec des paroles plutôt sombres (I’m a monster too). Le morceau suivant, Viper, continue dans la lignée avec ses refrains presque groovy. Si ses deux chansons vous feront peut être danser l’album comporte également des chansons plus lentes comme le bizarre Tom Cruise, le lent Seaside ou encore le sublime Remember.

Bref cet album varié est d’excellente qualité et la rupture opérée par Mark Daumail est une très bonne surprise et une réussite definitive.

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Playlist de Juin

Bonjour a toi ami lecteur,

Alors que la saison estivale bat son plein, votre humble serviteur reste fidèle au poste pour vous fournir de la bonne musique et rester sain d’esprit face aux "hits de l’été" que chaines de television ou de radio vont tenter de pousser en toute impunité.
Et donc pour commencer je vous propose une petite playlist construite le mois de juin. Vous y trouverez un certain nombre de bonnes chansons dont le premier single du prochain album de Alt-J, Hunger of the Pine, morceau tout simplement genial. Egalement une nouvelle chanson de Cats On Trees, excellente.

En plus de cette playlist Spotify, quelques petites pépites trouvées sur le net, notamment une version "lente" de Crazy de Gnarl’s Barkley (découverte dans la bande annonce du film Birdman) et deux nouveaux morceaux de Angus And Julia Stone qui nous préparent un nouvel album

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Lana Del Rey – Ultraviolence

Bonjour a toi ami lecteur,

Lana Del Rey vient de sortit un album au doux nom d’Ultraviolence. Je n’avais pas trop aime son premier album Born to Die qui était un peu n’importe quoi avec quelques tendances hip hop fort malheureuses. J’en avais parle dans cet article.
Pour ce second opus la chanteuse s’est adjoint les services de Dan Auerbach, des Black Keys, en tant que producteur. Notre pote Dan a vu une année 2014 plutôt charge avec le dernier album des Black Keys et les divers albums qu’il a produit, comme par exemple le dernier album de Ray Lamontagne. La patte de Dan Auerbach se fait sentir dans cet album qui bénéficie d’une orchestration riche et électrique avec des murs de son avec des guitares électriques, des distortions et des pédales wah.
Les themes de l’album sont sombres: on y parle d’amours brisés, de rêves détruits, de violences conjugales. La musique et la voix de Del Rey, évoque les années 60 aux US avec le rêve Américain porté en exergue, alors que tout le système est sur le point de s’écrouler. On pense aussi aux films noirs, aux road trips dans des grosses voitures américaines, enfin a une certaine nostalgie. Bref, Del Rey est nee 60 ans trop tard. Memes les clips video de Shades Of Cool ou de West Coast, restent dans cette thématique.

La grosse majorité de l’album est composée de ballades aux rythmes relativement lents ou Del Rey parfois chuchote parfois pousse un peu la voix. Il y a tout de meme certains morceaux un peu plus violents comme Shades of Cool ou Pretty When you Cry qui bénéficient de puissants solos de guitare. Mais l’album, a l’inverse du précédent, reste coherent et nous invite a une plongée nostalgique très agréable.

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Eels – The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett

Bonjour a toi ami lecteur,

Eels nous avait habitue a du rock / blues joyeux bien pêchu.
Le chanteur s’était renomme "E" et les guitares électriques régnaient sur les albums du groupe. C’est donc un peu surprenant de voir ce dernier album de Eels avec un titre mettant clairement en avant le vrai nom du chanteur, Mark Oliver Everett, et ayant pour titre, The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett. On s’attend donc a une oeuvre assez intimiste et en effet, c’est ce que le groupe nous sert.
Non seulement les themes sont personnels mais la musique aussi est en rupture avec principalement des ballades, utilisant des instrument acoustiques (piano, guitare), mettant en avant la voix éraillée du chanteur. Les themes sont sombres, puisque parlant des relations perdues comme dans Agatha Chang ("I should have stayed with Agatha Chang") ou encore des erreurs du passe mais aussi du present dans Mistakes Of My Youth. Il y a également des petites pépites dans le disque comme les magnifiques morceaux A Swallow in the Sun et Lockdown Hurricane.
Pour ce qui est de la musique cet album se rapproche beaucoup du premier album du groupe, Beautiful Freaks, paru il y a deja 18 ans qui comportait aussi son lot de ballades.

Mais tout n’est pas nom plus désespéré puisque l’album termine sur un morceau plutôt optimiste, Where I’m Going: "But I’ve got a good feeling / About where I’am going". En tout cas l’album vaut une bonne écoute attentive.

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Sharon Van Etten – Are We There

Bonjour a toi ami lecteur,

Il y a une bonne semaine est sorti l’album Are We There de Sharon Van Etten, ce qui en fait son quatrième album. J’avais deja parlé de son album precedent Tramp que j’avais beaucoup aimé dans cet article.
Si Tramp était relativement épuré musicalement Are We There est plus riche musicalement mais sans noyer la voix de Van Etten, qui est également plus assurée et plus puissante. Le rythme de l’album reste, lui, toujours assez lent, porté par un ensemble de chansons qui sont pour la plupart des ballades. Les themes abordés tournent autour de la volatilité du sentiment amoureux, des deceptions, de l’usure quotidienne qui détruit peu a peu, themes habituels de la chanteuse. La encore, les paroles sont magnifiquement écrites.
Il y a beaucoup de chansons magnifiques comme Your Love Is Killing Me qui commence presque chuchotée avant de gagner en puissance musicalement et vocalement. Ou encore I know jouée par Van Etten seule avec son piano. Il y a aussi biens évidemment le single de l’album Every Time The Sun Comes Up ou Van Etten chante "People Say I’m a one-hit wonder / But what happens when I have two". Cet album est très réussi et vaut le coup non seulement pour ses pépites mais aussi pour son ensemble doux amer et je ne peux qu’être d’accord qu’Are We There est le deuxième hit d’une carrière qui je l’espère sera longue.

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Archive – Axiom

Bonjour a toi ami lecteur,

Comme vous le savez surement, votre dévoué serviteur (enfin façon de parler) voue une admiration sans faille au groupe Archive. Autant vous dire que lorsque j’ai mis la main sur la derniere production du groupe, c’est avec une certaine fébrilité que j’insérai le disque dans le lecteur. Fébrilité d’autant plus forte que le bien nommé Axiom n’est pas juste un disque, puisqu’il est accompagné d’un moyen métrage d’une quarantaine de minutes qui accompagne la musique. Le meilleur moyen de visionner le film est d’acheter le CD qui vient avec le DVD. Le film parle d’une société isolée, totalitaire, gouvernée par un prophète illuminé et surveillée par un système a la Big Brother. Cette société vit au rythme d’une cloche qui résonne pour éloigner le mal intrinsèque aux être humains (je sais c’est un peu special). Au milieu de cette société un être quasi mythologique, Black Icarus, part en rebellion contre le grand prophète. Je ne vais pas vous spolier le film, mais la thématique étant celle de la musique il m’en fallait poser quelques bases.
Si vous voulez écouter la musique et vous fichez éperdument du film vous en avez le droit et le disque est excellent meme en tant qu’oeuvre musicale a part entière. Il comporte sept morceaux de durée variable (de 3 minutes a 10 minutes). Les morceaux sont relativement variés: celui qui ouvre l’album, Distorted Angels, est principalement porté par la voix du chanteur alors que le morceau Axiom est instrumental avec une montée en puissance comme seul Archive sait le faire. Shiver est en quelque sorte la synthèse puisqu’il vaut pour la musique et pour la voix assez présente. Comme d’habitude le style general est assez électronique, planant avec des melodies qui s’entrechoquent, au fur et a mesure que les couches sonores s’ajoutent. Si j’ai parle de quelques morceaux, il est cependant difficile d’isoler une chanson puisque l’album a été construit pour former un tout cohérent. L’ensemble est une oeuvre magnifique et quasi hypnotique. Faites le voyage, il en vaut le coup.

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The Black Keys – Turn Blue

Bonjour a toi ami lecteur,

Apres ces quelques mois bien mornes au niveau musical, qu’il est bon d’écouter Turn Blue des Black Keys! Cet album est d’ailleurs produit par Danger Mouse, dont j’avais longuement parle ici. L’album fut enfanté dans la douleur,  le chanteur des Black Keys, Dan Auerbach, vivant un divorce particulièrement brutal, sur les genoux après une très longue tournée pour leur album précédent. On retrouve donc des themes un peu plus sombres que d’habitude: l’enfer qui l’attend ("There could be hell below"), les amours brisés ("Never ever had a pure love"), l’usure de la vie ("You let this beat us down") etc.
La patte de Danger Mouse est assez visible dans certains arrangements musicaux plus travaillés que le son habituellement plus direct des Black Keys. Le titre qui ouvre l’album, Weight of Love, est d’ailleurs marqué par des rythmes, basses et couleurs vocales qui rappellent tres fortement le son des Broken Bells, un des groupes de Danger Mouse. Ce titre est toutefois bousculé par un énorme solo de guitare qui nous rappelle que nous sommes en train d’écouter un album des Black Keys. Cette tension entre ces deux styles musicaux se retrouve tout au long de l’album.
L’album dans son ensemble est excellent. Quelques titres sortent du lot comme par exemple le single Fever qui va forcement vous faire gigoter la tete voire meme vous faire danser dans dans votre salon (ne faites pas les innocents, tout le monde le fait). Dans un registre différent on retrouve de très bonnes ballades comme Waiting On Words ou encore In Our Prime.
Bref, allez écouter cet album vous ne serez pas décus, ce n’est pas tous les jours qu’on trouve un bon album de rock un peu old school.

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Damon Albarn – Everyday Robots

Bonjour a toi ami lecteur,

Oui je sais je n’ai pas publie d’articles ces dernières semaines, étant parti a droite et a gauche en voyages. Mais rassurez vous la fréquence de publication de ce blog reprend, d’autant plus qu’un bon nombre de trucs sympas sont parus donc attendez vous a du contenu de qualité dans les semaines a venir; votre attente n’aura donc pas été vaine. Et quoi de mieux pour commencer que le premier album solo de Damon Albarn, Everyday Robots. Ce nom ne vous dit peut être pas grand chose mais notre ami a été a l’origine d’un bon nombre de groupes: Blur, Gorillaz etc. Si c’est le premier album solo de Mr Albarn ce dernier est donc un veteran de l’industrie musicale. Et cet album est un petit bijou heteroclite, parfois bizarre, parfois joyeux mais toujours excellent.
L’album commence logiquement par Everyday Robots, ballade aux sons bizarres, presque mécaniques et répétitifs mais lancinants. Le theme est relativement sombre, comparant les humains a des robots glues a leur telephones. La chanson suivante si elle est plus familière car ancrée par une guitare acoustique reste une ballade avec des sons superposés étranges. Mais tout n’est pas que ballade dans cet album, coupé par la chanson Mr Tembo, chanson aux accents Africains, agrémentée de choeurs et chantée sur un rythme presque joyeux. L’album se termine d’ailleurs sur une chanson presque pop au theme joyeux, comme le suggère son titre: Heavy Seas Of Love.
Le reste de l’album est un ensemble de chansons un peu atmosphériques mais toutes excellentes. Ce disque s’écoute dans son ensemble afin de s’imprégner de son atmosphere. Il vous faudra d’ailleurs peut être plusieurs écoutes mais vous vous laisserez peu a peu bercer si vous en faites l’effort.

Enjoy

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Ray LaMontagne – Supernova

Bonjour a toi ami lecteur,

Cette semaine est sorti l’album Supernova de Ray LaMontagne. Cet album est produit par Dan Auerbach, des Black Keys. Cette association est plus que bizarre.
Pour rappel, Ray LaMontagne c’est un type avec sa guitare sèche qui vit dans les bois et chante tout doucement avec par exemple une chanson comme Let It Be Me:

De l’autre cote, les Black Keys, c’est bon gros Blues/Rock qui dépote, par exemple comme Tighten Up:

C’est donc avec une certaine curiosité que j’écoutai le fruit de ce mariage contre nature. Et apparemment Folk/Country + Blues/Rock = Flower Power/Sixties Revival.
Avant de parler plus en avant de ce disque, je vous doit d’être franc, le Flower Power, ca me donne des envies de désherbants.
Bref, passons a l’album. Celui ci ouvre sur Lavender qui raconte que c’est chouette de courir dans les champs (quand je vous parle de Flower Power, je n’exagère pas), le tout chanté avec une voix planante sur un fond de synthés, guitares fuzz, avec des "Chick-Ha" murmurés dans le fond. Le ton est donc posé d’entrée et la chanson suivante, Airwaves, une petite ballade, reste dans ce thème. Mais on retrouve l’influence de Dan Auerbach sur des morceaux plus bluesy comme Julia, avec ses guitares qui rappellent  le bon vieux Rythm and Blues.
L’album comporte un bon nombre de très bons morceaux comme She’s The One, Smashing ou encore Drive In Movies, qui sont un peu plus punchy.
Globalement, cet album est plus puissant et plus riche d’un point de vue sonore que le reste des disques de Ray LaMontagne mais du coup la voix du chanteur est diluée, moins présente et on perd un peu sur le change. Est ce que cet album est mauvais pour autant? Non, c’est quelque chose de different avec quelques bons moments mais clairement pas l’album d’un type qui vit dans les bois. Je vous laisse vous forger votre opinion.

Enjoy

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