The National – Trouble Will Find Me

Bonjour a toi ami lecteur,

Avant de rentrer dans le vif du sujet, sachez que l’album dont j’ai parle la semaine dernière (Modern Vampires of the City du groupe Vampire Weekend) est disponible sur Spotify. Pour une raison inconnue je n’arrive pas a ajouter cet album sur ce blog directement. Toutefois, si vous vous rendez sur mon compte Twitter, vous trouverez le lien pour ecouter l’album. Allez tout en bas de cette page et vous obtiendrez toutes les informations et pourrez même vous inscrire et ainsi faire partie d’un club exclusif de gens raffines aux gouts musicaux exquis.

Bon, passons aux choses sérieuses. L’album de la semaine est Trouble Will Find Me du groupe The National. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, il est constitué de Matt Berninger (chant), des jumeaux Aaron (guitare et clavier) et Bryce Dessner (guitare) et des frères Scott (basse) et Bryan Devendorf (batterie). Trouble Will Find Me est le sixième album de ce groupe Américain formé en 1999 a Cincinnati et maintenant basé a Brooklyn. Cet album est aussi le plus réussi et nul doute que ce groupe qui grandit  en popularité a chaque album va se faire connaitre du grand public.

Le thème de l’album tourne autour des relations humaines, déceptions amoureuses etc mais compte également quelques chansons plus neurotiques comme Demons. Quant au style de l’album il s’agit toujours de rock indépendant mais un peu plus posé. La voix du chanteur est aussi beaucoup plus profonde et riche (Berninger a quitte la cigarette).
L’album ouvre sur I Should Live in Salt. Les paroles sont assez sombres (I should live in salt for leaving you behind)  mais la chanson est portée par une instrumentation presque joyeuse notamment a la fin de la chanson. Ce morceau donne le ton de l’album: des paroles sombres portées par des arrangements posés et plutôt upbeat.
L’album est tres bon dans son ensemble mais quelques chansons se demarquent comme  Fireproof, un magnifique morceau soutenu par un arpege de guitare tres inspire qui parle de souffrance amoureuse (You’re fireproof, nothing breaks your heart, You’re fireproof, I wish I was that way). Ou encore Heavenfaced tres belle ballade qui monte en puissance pour finalement révéler la richesse de la voix du chanteur, le tout porté par un excellent rythme de batterie.
I need my Girl est une chanson directe (comme le titre l’indique) marquée par des lignes de guitare très inspirées.

Bref allez écouter cet album et tant que vous y êtes, n’hésitez pas a vous plonger dans la discographie du groupe.
La encore, Spotify refuse de collaborer et je n’arrive pas a mettre l’album sur ce blog mais vous trouverez le lien pour l’écouter en allant sur mon Twitter.

Enjoy.

Tagué ,

Vampire Weekend – Modern Vampires of the City

Bonjour a toi ami lecteur,

L’album de la semaine (et même peut-être du mois) est Modern Vampires of the City du groupe Vampire Weekend. Je n’étais pas super fan du groupe, en particulier les riffs de guitares super aigus me couraient sur le système.
Mais comme je suis quelqu’un de relativement ouvert d’esprit (sauf quand il s’agit des Black Eye Peas) J’ai tout de même jeté une oreille a leur dernier album. Et la, quelle surprise! Cet album est très très bon. Finie les guitares irritantes, fruit de mon courroux. Il a fallu 3 ans pour enregistrer cet album (le groupe est connu pour son perfectionnisme) et l’attente en valut la peine.

Il n’est pas facile pour un groupe d’opérer un tel changement. Les précédents albums étaient assez légers (et pretentieux) au niveau des paroles qui évoquaient la vie de jeunes et riches idiots. Les thème abordes dans cet album sont plus matures et plus sombres: le temps qui passe, la religion, la mort etc. Mais si les thèmes ont change, il en va de même de la musique qui est beaucoup plus "sérieuse" (dans le bon sens du terme). Les chansons sont en général plus posées et mettent en valeur la voix du chanteur, Ezra Koenig avec une instrumentation discrète.

L’album commence par Obvious Bicycle, une tres douce et calme chanson portee principalement par la voix du chanteur, avec une instrumentation tres legere. Le thème en est le temps qui passe.
La seconde chanson est une chanson beaucoup plus rapide et traditionnelle : Unbelievers parle de la religion et, comme le titre de la chanson l’indique, de l’atheisme et plus particulierement du sort qui leur est reserve (We know the fire awaits unbelievers, All of the sinners the same).
Step est la encore une magnifique ballade avec des choeurs, qui parle de viellir et de l’experience qu’on acquiert dans le process (Wisdom’s a gift, but you’d trade it for youth, Age is an honor, it’s still not the truth)
Vient ensuite le single de l’album, Diane Young. Personnellement j’aurais choisi un autre titre pour le single puisqu’il est assez peu représentatif de l’album. La chanson alterne des parties a capella avec d’autres, beaucoup rapides et violentes (batterie, guitares electriques etc).
Don’t lie reste fidele a la thematique de l’album (I want to know, does it bother you? The low click of a ticking clock, There’s a headstone right in front of you).
Hannah Hunt commence tout doucement, presque a capella, pour finir avec plus d’instruments et la voix de Koenig plus forcée.
Everlasting Arms met en scene quelqu’un parcouru de doutes sur l’existence de Dieu, le tout porté principalement par un rythme de batterie et quelque synthes.
Vient ensuite la chanson la plus "punk" de l’album, Finger Back, avec la voix du chanteur qui part dans les aigus et qui scande les paroles a un rythme très rapide.
Worship you, comme le nom du morceau l’indique tourne autour de la religion et des doutes qui ‘l’accompagnent. les instruments sont beaucoup plus présents que dans les autres tires de l’album.
Ya Hey est, musicalement, un des meilleurs titres de l’album avec des Ya Hey scandés par une voix déformée (genre Daffy Duck).
Hudson est une chanson assez ésotérique au niveau des paroles, scandées par Koenig sur un rythme de batterie digne de celle d’un peloton d’exécution, avec des instruments aériens et des choeurs presque fantomatiques.

L’album n’est pas encore sur Spotify mais devrait arriver tôt ou tard puisque le reste la discographie du groupe y est preste. En attendant vous pouvez vous rendre sur le site du groupe la, puisque vous y trouverez les clips de Diane Young, Step et Ya Hey. Ou vous pouvez acheter l’album chez un disquaire ou sur itunes, après tout, il en vaut le coup.

Enjoy

Tagué ,

Yeah Yeah Yeahs – Mosquito / Junip – Junip

Bonjour a toi ami lecteur,

Cette semaine est riche en événements puisque je vais vous parler de deux albums excellents. Allez, c’est parti.

Pour commencer, mon coup de coeur du moment: Mosquito des Yeah Yeah Yeahs. Je connaissais vaguement le groupe mais sans plus, avant de lire une interview de la chanteuse Karen O, interview qui me poussa a écouter leur denier album. Bien m’en a pris puisque celui-ci est tout simplement excellent. Mosquito se démarque des précédents opus du groupe puisqu’il est beaucoup plus travaillé et moins punk. L’album commence par la chanson Sacrilege qui demarre tout doucement avec une basse omniprésente et la voix de la chanteuse qui part dans les aigus. Le morceau se finit a capela avec une chorale de gospel qui complete la voix de Karen O, c’est juste magnifique. Vient ensuite Subway, une ballade lente et douce, poussée par une voix plaintive et légère.  Mosquito renoue avec un style plus punk. Je n’aurais jamais imaginé qu’il fut possible d’écrire une chanson aussi jouissive ayant pour sujet le moustique avec un refrain hurlé par Karen ("He’ll suck your blood"). Slave est portée par un excellent riff de guitare, très prenant. Area 52 est la chanson la plus punk de l’album avec une batterie plus rapide et des paroles scandées par une voix distordue. Buried Alive est chantée avec un rappeur du nom de Dr Octagon qui pousse un petit rap du meilleur effet au milieu de la chanson. Je vous laisse découvrir les autres chansons, cet album est a découvrir a tout prix.

Le deuxieme album de la semaine est celui de Junip (dont j’avais parlé précédemment la) sobrement intitule… Junip. Je sais c’est pas très original. On retrouve le style du groupe a travers l’album dans la mesure ou ce sont surtout des chansons lentes, presque des ballades. La ou cet album se démarque de la production précédente du groupe est sur l’instrumentalisation beaucoup plus complexe et electro. Les guitares acoustiques s’entremêlent avec des percussions, basses, synthes et le groupe opère un subtil changement de direction.
L’album ouvre avec l’excellente chanson Line of Fire, portee par la voix de Jose Gonzalez. So Clear surprend par son arrangement très électrique et électronique qui se mélange peu a peu aux guitares acoustiques de façon très réussie. Your Life Your Call est plus posée mais est marquée par une basse qui rythme le morceau. En tout cas le refrain va vous rester dans la tête.
Beginnings est une ballade plaintive très instumentalisee avec des pics plus intenses ou se mélangent de nombreux instruments. After all is said and done, est une excellente conclusion a l’album, sorte de synthèse du nouveau style du groupe; cette chanson m’a un peu fait penser au groupe Air pour la partie instrumentale, très aérienne.
Ce changement de direction de Junip est une très bonne nouvelle et je ne peux qu’espérer que ce groupe se fasse plus connaitre.

Enjoy

Tagué , , ,

Phoenix – Bankrupt! / Houses – A Quiet Darkness

Bonjour a toi ami lecteur,

Je dois avouer une chose qui me vaudra peut-être les foudres de certains de mes lecteurs: je ne suis pas super fan de Phoenix. Je sais pas, je trouve ça très pop et relativement peu intéressant. Pourtant ils sont très connus aux US, remplissant même le Madison Square Garden, ce qui n’est pas rien, surtout pour un groupe Français. Bref, j’ai fait preuve d’une grande ouverture d’esprit (si, si ça m’arrive) et j’ai écouté leur dernier album: Bankrupt!
Cet album se démarque un peu de leur production habituelle en étant moins pop et un peu plus obscur, ce qui n’est pas plus mal.
L’album démarre avec un son de clavier très Japonais et prend vite de l’ampleur avec une batterie au rythme très soutenu et des nappes de synthèse qui se superposent. Cette chanson, Entertainment, est plutôt sympathique.
Vient ensuite The Real Thing, une ballade lente assez monotone qui ne m’a pas bouleversé.
SOS in Bel Air est un morceau pas completement inintéressant avec des jolis synthes et un chorus qui rentre dans la tête ("And you can’t cross the line But you can’t stop trying").
La chanson d’après, Trying To Be Cool, je ne sais pas je n’accroche pas. Il en va de même pour la chanson éponyme Bankrupt, qui est très expérimentale, principalement instrumentale.
Je pourrais m’attarder sur toutes les chansons de cet album mais le fait est que je n’arrive pas a accrocher a Phoenix. Attention, je ne dis pas que c’est de la bouse, notez bien, mais pour moi ça ne le fait pas. Je vous laisse vous faire votre propre avis, l’album est sur Spotify.

Un album que je trouve un peu plus intéressant est A Quiet Darkness de Houses. J’avais tout de suite accroché a la magnifique chanson Beginnings. J’avais eu l’opportunité de les ecouter en premiere partie de Cold War Kids et malgré le travail lamentable de l’ingénieur du son qui avait décidé que pourrir les chansons en poussant sur les basses était une bonne idée, j’avais décelé un bon potentiel.
Cet album est très atmosphérique avec des nappes de synthes qui s’entremêlent. Quelques guitares électriques viennent parfois se joindre au morceau comme dans la chanson Peasants. Le groupe fait un peu penser a l’excellent duo Beach House dont j’avais parle la: en effet, des chansons aériennes, 2 voix (une masculine et une feminine) qui chantent ensemble… Une bonne illustration en sont les morceaux Smoke Signals et Tenderly.
J’en conviens cet album est très contemplatif et pour l’apprécier il faut l’écouter attentivement et en suivre les subtiles harmonies. Mais si vous faites l’effort, vous en retirerez quelque chose.

Enjoy

Tagué , , ,

Playlist d’Avril, FAQ.

Bonjour a toi ami lecteur,

J’ai décidé de rajouter une FAQ pour le site a cette adresse.
Cette semaine, en plus de la rédaction de la FAQ, je vous donne un cadeau bonus: la playlist du mois. Cette playlist est constituée de 10 titres récoltés par mes soins. Il n’y a pas de thème spécifique, c’est juste des morceaux que j’ai appréciés, le plus souvent d’artistes inconnus n’ayant même pas d’album. Avec ça vous pourrez vous la raconter en disant a vos amis que vous écoutez des artistes que personne ne connait encore mais qui seront un jour au sommet de leur art.

Enjoy

La Femme – Psycho Tropical Berlin

Bonjour a toi ami lecteur,

Il y a quelque temps, je vous faisais part de mon enthousiasme pour un groupe Francais sobrement appelé La Femme. Leur premier album vient tout juste de sortir sous le nom delirant de Psycho Tropical Berlin.
Alors que je preparais cet article, je me mis a parcourir le net a la recherche d’infos sur le groupe et force est de constater qu’il y a peu de details disponibles sur les membres du quintuet

J’ai reussi a retrouver que ce groupe s’est forme en 2010 a Biarritz et que les membres en sont  Marlon Magnée (guitare), Sacha Got (claviers), Samuel Lefebvre (basse), Clémence Quélennec (chant) et Noé Delmas (batterie). Nul doute que nous en apprendrons plus au fur et a mesure de la progression de ce groupe. La plupart des titres sont écrits par Marlon Magnée et Sacha Got.

Mais assez parlé, qu’en est-il de cet album? Remplit-il mes attentes? En un mot: oui cet album est excellent mais aussi tres surprenant, c’est un ovni. Le style oscille entre new wave, pop, ballades. Pour ceux qui connaissent un peu la new wave Française, imaginez le duo Brigitte sous amphétamines… La voix fluette de la chanteuse est en fragile equilibre, malmenée par des guitares aggressives et aigues. Les thèmes sont extrêmement variés passant de l’histoire d’un homme en fuite a celle d’un homme qui trompe sa copine, en passant par des histoires de vampires. Certains qualifient cet album de punk… faut pas deconner non plus La Femme n’est pas les Sex Pistols.
L’album est assez genereux puisqu’il compte 15 titres (meme si certains comme La Planche faisaient partis de leur EP, Podium No 1). Il ouvre sur un titre assez speed (Antitaxi) et décalé dont les paroles sont "Prends le bus… Anti taxi" en boucle. Apres ca, si vous ne prenez pas les transports en commun, je ne sais pas ce qu’il vous faut.
Le titre suivant (Amour dans le Motu) est également soutenu par un rythme assez rapide et par des synthes old school.  Pour ce qui est des paroles la je ne sais pas trop quoi en dire, elles sont assez mystérieuses ("ours is to smoke and stay high" donne peut etre un debut d’explication).
Puis vient La Femme au tempo plus lent mais aux guitares lugubres. Excellent titre dont la devise est mefiez vous de la femme ("se méfier de moi me paraîtrait bien judicieux")
Le titre Hypsoline, qui pourrait etre renommé la ballade du vampire met en scène deux voix qui se répondent sur des paroles assez ésotériques, le tout sur un rythme et un débit qui pourraient rappeler Serge Gainsbourg.
J’avais déjà parle du titre Sur la Planche dans un article précédent, chanson punchy et jouissive.
It’s Time to Wake Up est tres new wave, avec des nappes de synthes et des sons qui rappellent la sitare.
Nous Etions Deux parle d’un homme qui s’ennuie et trompe sa copine et lui explique pourquoi ("moi je ne veux plus m’étouffer au contact de tes cheveux"). La chanson est, au contraire des titres précédents, très explicite.
Packshot raconte la fuite d’un homme qui tue une femme avec une arme a feu.
Saisis la corde est une de mes préférées de l’album. La chanson est assez évocatrice ("tu saisis la corde, l’attaches à la poutre") mais c’est surtout pour l’aspect musical que j’aime bien cette chanson qui commence doucement pour enfler au fur et a mesure avec cette guitare si caractéristique du groupe (le guitariste doit utiliser une Telecaster pour avoir des sons aussi aigus).
Le Blues de Francoise parle de la deprime d’une femme qui s’est faire larguée. La chanson commence tout doucement avec des rythmes lents et portée essentiellement par la voix de la chanteuse puis prend de l’ampleur avec des guitares saturées er des choeurs. C’est vraiment une très belle chanson.
Si Un Jour est l’histoire d’une femme qui voudrait être un garçon ("mais moi j’aimerais vraiment pouvoir abandonner mon moulinex, devenir unisex"). Musicalement ce n’est pas la meilleure chanson mais les paroles sont amusantes.
La Femme Ressort (ressort au sens spirale métallique) est une chanson lente au rythme entêtant ("le mouvement se répète il s’incruste dans ta tête")
Welcome America est la chanson la plus punk avec une voix masculine qui scande les paroles. Les arrangements sont la aussi très minimalistes (par rapport au reste de l’album)

L’album peut paraitre un peu expérimental a la première écoute mais persévérez, ça vaut le coup c’est un petit bijou
Enjoy

Tagué ,

Asaf Avidan

Bonjour a toi ami lecteur,

Trouver un sujet pour l’article de la semaine ne fut pas chose facile. Pas de sortie d’albums specialement interessants, pas de nouvel artiste vraiment en vue, bref je me heurtais a un mur. Il se trouve que pour me reveiller j’ecoute Oui FM dans mon humble demeure et que cette semaine mon oreille fut attirée par une chanson d’Asaf Avidan. J’avais deja entendu quelques morceaux du meme musicien et me dit "en voila une bonne idee pour l’article de cette semaine". Je ne suis pas certain que cette idee fut formulee de la sorte, mes pensées matinales étant plutot du genre "Grmbl pflrgh rah" mais passons.
Bref, Asaf Avidan est un artiste Israelien ne en 1980 qui en plus de sa carriere solo opère dans un groupe du nom de Asaf Avidan & the Mojos, groupe qui a 3 albums a son actif. Le groupe compte 5 membres: Ran Nir (basse), Yoni Sheleg (percussions), Roi Peled (guitare), Hadas Kleinman (cello) et bien sur Asaf Avidan (chant, guitare, harmonica).
Comme il est bien souvent le cas chez les artistes, la carriere d’Asaf commenca après une difficile rupture, qui le conduit a quitter son travail et a devenir un musicien a part entiere. Il publie Now That You’re Leaving en 2006 et connait une réception tres chaleureuse des critiques. C’est d’ailleurs dans le cadre de la tournée de cet album qu’il reunit des musiciens pour le supporter sur la scene, musiciens qui deviendront Asaf Avidan & the Mojos.

Le permier album du groupe parait en 2008 sous le nom de Reckoning. L’album oscille entre des ballades folks comme Maybe You Are et des morceaux plus blues et plus rythmés comme Her Lies. Et bien sur il y a la très belle ballade folk Reckoning. Le trait commun de l’album est la voix aiguë d’Asaf Avidan: il y a quelque chose de terriblement fragile et émouvant dans le timbre du chanteur. L’album est un énorme succès en Israel ou il devient disque d’or puis de platine et reçoit de multiples récompenses. Le thème de l’album tourne autour des relations et des peines du coeur (certaines ruptures semblent décidément être dures a oublier). Le groupe décide de publier l’album via une maison de disque indépendante fondée par Asaf et son frère: Telmavar Records. L’album sort un an plus tard en Europe et même si les critiques sont positives, il reste assez inaperçu.

En 2009 sort l’album Poor Boy / Lucky Man et la encore les critiques sont dithyrambiques et cette fois le disque est un peu plus visible en France: Liberation en parle en termes élogieux et il est album du mois sur la radio FIP. Le thème est différent de ceux des précédents opus puisqu’il parle d’un garçon ne avec un trou a la place du coeur. La encore de magnifiques morceaux en particulier Change Girls ou encore Poor Boy / Lucky Man.

En 2010 sort Through The Gate dont le thème est cette fois le voyage d’un capitaine aveugle et de son équipage. L’album est beaucoup plus rythmé, énergétique (et un peu moins bon) que les 2 précédents albums du groupe. A écouter la très belle chanson Turn Of The Tides Under The Northern Lights qui commence lentement pour gonfler et monter en puissance alors que les percussions et les guitares électriques viennent s’ajouter.

En 2012, Asaf Avidan se (re)lance dans une carrière solo et publie Different Pulses. L’album est beaucoup plus électrique et plus orchestré que ses ouvrages précédents mais la voix caractéristiques d’Aasaf est toujours la. C’est juste sublime.

Helas seulement 2 albums sont disponibles sur Spotify mais je vous encourage fortement a écouter l’intégralité de l’oeuvre de ce musicien et a acheter son dernier album solo. Vous ne le regretterez pas, parole de DuSonDansTaFace. Et pour vous donner envie je vous mets le concert privé qu’il a donnée récemment a Paris ainsi qu’une version acoustique de Different Pulses, je sais je suis trop bon.

Enjoy

Tagué , , , , ,

Cold War Kids – Dear Miss Lonelyhearts

Bonjour a toi ami lecteur,

Cette semaine, le dernier album de Cold War Kids, Dear Miss Lonelyhearts est sorti. Il s’agit du quatrième album du groupe Americain, constitué de Nathan Willett (chant, piano, guitare), Dann Gallucci (guitare), Matt Maust (basse), et Matt Aveiro (batterie). L’album est comme d’habitude marque par la signature vocale particulière du chanteur.
L’album ouvre avec une magnifique chanson, Miracle Mile qui renoue avec le style de leur premier album, voix saccadée et rythme rapide, avec un très bel arrangement de guitare et de piano. Ce n’est toute fois pas un retour complet aux origines comme en témoigne la seconde chanson Lost That Easy qui compte des synthes presque électros. C’est d’ailleurs une de mes préférées de l’album. Loner Phase pousse encore plus loin ce cote electro avec des nappes de synthes omniprésentes. Tuxedos d’un autre cote est une bonne chanson bien Blues avec du piano old school et des choeurs. Je pourrais vous parler de toutes les chansons: Jailbirds (le single, fidèle au style original du groupe) ou encore de Bitter Poem (la chansons finale de l’album qui demarre lentement pour gagner en puissance) mais le fait est que cet album est tout simplement excellent.
Cold War Kids avait reçu des critiques assez acides sur leur deuxieme et troisieme albums mais Dear Miss Lonelyhearts est jusque la tres bien recu et beaucoup y voient ce que leur deuxieme album aurait du etre.

Enjoy

Tagué , , ,

The Strokes, Depeche Mode

Bonjour a toi ami lecteur,

Cette semaine sont sortis, dans une certaine indifférence générale, 2 albums: Comedown Machine des Strokes et Delta Machine de Depeche  Mode. Si les 2 albums ont "Machine" dans leur nom, ils sont tres différents l’un de l’autre.

Parlons tout d’abord des Strokes. Leur album vient 2 ans apres Angles, paru en Mars 2011. La pochette de l’album fait penser a une mixtape et en effet Comedown Machine pourrait en être une, étant donnée la variété musicale des chansons: de Tap Out qui sort tout droit des années 80 a All The Time ou 50/50 qui auraient pu figurer sur leur premier album, en passant par One Way Trigger qui pousse la voix de Casablanca dans un falsetto inédit. La chanson 80′s Comedown Machine qui a donne son nom a l’album est atmospherique et lente, a contre courant du style nerveux qui est la signature du groupe. De façon plus générale, il y a un certain parfum retro qui règne sur tout l’album et ce n’est pas désagréable.
The Strokes est un groupe a la limite de la popularité, qu’ils frôlent a chaque fois avant de redevenir un groupe pour initiés. Ce n’est pas avec cet album que les choses vont changer mais ça ne nous empêche pas de les apprécier, bien au contraire.

Je vous le dis franchement, je ne suis pas un fan de Depeche Mode. J’avais cependant assez apprécié leur précédent album, Sounds Of The Universe. Les critiques de Delta Machine sont assez mitigées mais moi je le trouve très bon. Le titre qui ouvre l’album, Welcome To My World, qui alterne des phases lentes avec des basses distordues et des sections vocales plus rapides m’a tout de suite accroché. Le single de l’album, Heaven, est un titre glorieusement Alt Rock avec une voix qui part dans des envolées magnifiques. Curieusement certaines chansons puisent leur inspiration dans le Blues comme par exemple l’excellent morceau Slow. Le surprenant Should be Higher voit Gahan monter dans les aigus sur une solide section rythmique. Enfin l’album se termine sur un superbe morceau complètement Blues au titre opportunément nommé Goodbye. Quand je vous disais que le Blues était de retour, je n’imaginais pas que cela irait jusqu’a Depeche Mode, comme quoi les bonnes surprises viennent de la ou on ne les attends pas.

Enjoy

Tagué , , ,

Black Rebel Motorcycle Club – Specter at the Feast

Bonjour a toi ami lecteur,

Specter at the Feast, le sixieme et dernier album de Black Rebel Motorcycle Club (BRMC) vient de sortir. Il s’agit un peu d’un retour aux sources et c’est tant mieux. On se rapproche de leur meilleur album (a mon sens): Howl. Entre leur précédent album et celui-ci le groupe fut marqué par la mort tragique de leur ingénieur son, Michael Been, (leader du groupe The Call), également père de Robert Levon Been, le bassiste du groupe. D’ailleurs Let The Day Begin est une reprise du groupe The Call.

Les sons sont bluesy et un peu folk. Les rythmes sont beaucoup plus lents et on est sur un registre beaucoup moins Hard Rock. L’excellente chansons Fire Walker, avec sa basse solennelle et ses paroles est une marche funèbre pour Michael Been. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la chanson Let the Day Begin (la reprise de The Call) vient juste après. Returning est dans la droite lignee de Howl avec la voix du chanteur plaintive et qui part dans les aigus. Hate the Taste est une bonne chanson rock entrainante et rythmée. L’album se termine sur une magnifique chanson de 8:40, Lose Yourself,  qui parle d’amour comme si la vie continuait malgré tout, faite de haut et de bas.

BRMC est un de ces groupes adorés par les inities mais qui restent assez confidentiels et c’est bien dommage. Alors, allez écouter cet album et répandez la bonne parole.

Enjoy.

Tagué , , ,
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 131 followers